jeudi 28 juin 2007

avaler des couleuvres


et des cachets de toutes les couleurs, des pour dormir, des pour se réveiller, des trucs très naturels et d'autres un peu moins, des vitamines de tout l'alphabet, des crèmes et des huiles pour la peau, des trucs pour pas vieillir trop vite et d'autres pour que tu dises que j'ai la peau douce.Et vas y les massages , la relaxation, le yoga tantrique, les mantras, les prières, le tai-chi, les cures d'amaigrissement, les régimes hyper-proteïnés. Ecouter les moines tibétains, lire le Coran ,la Bible. Tenter les voyages astraux. faire de la politique, se croire humaniste et même édoniste. Se lancer dans les combats humanitaires, contre ceci et pour cela. Signer des pétitions,coller des affiches, faire la grève, soutenir, marcher, parler, chanter, scander, porter des banderoles, coller des autocollants. Tout faire pour y voir plus clair . Et là, je suis là, à la fenêtre et j'attends en regardant par la fenêtre le retour du soleil.

mercredi 27 juin 2007

histoires d'ados

Après nous avoir fait subir les affres des amours contrariés (par les parents bien sûr. Ah bon! Je n'avais pas remarqué, mais puisqu'elle le dit...) nous en sommes au chagrin amicalo-amoureux Résumons: en l'an de grâce 2006 Fifille nous joue une romance digne" des feux de l'amour". Nous connaissions tous les personnages de l'histoire donc pour nous tout nous semblait plus facile . Que nenni. Fifille nous annonce sur un ton compassé qu'elle"sort" avec T, blond notoire qui a fait chaviré plus d'une donzelle. "Mais là c'est pas pareil"parce que dit- elle "nous sommes d'abord des amis avant d'être des amoureux". Bon d'accord, rien à dire. Quelque jours plus tard, Fifille annonce son choix d'aimer une fille....là ça commence à se compliquer. "Que fais-tu de T?" "Ben on continue on s'aime tous beaucoup, pas de problème! " "Ah ! Euh!T'es certaine? " " Non,pas vous ! Et puis d'abord ça ne vous regarde pas. " D'accord ma douce , mais je trouve la situation un peu compliquée. " Les jours passent. Nous revenons un soir d'un concert auquel Fifille n'avait pas voulu assister. Il est tard, je monte embrasserl'embrasser. Là dans une chambre éclairée par des bougies, au son du Requiem de Mozart, je trouve la belle enveloppée dans du tulle noir, dans un état comateux. Elle se plaint d'un mal de ventre et me dit qu'elle a le cafard. Ben tiens j'avais juste compris....J'ai peur qu'elle n'ai avalé quelque chose, elle m'affirme que non, que les anti-douleurs qu'elle a pris l'assomment. Après être restée un long moment à ses côtés, je vais me coucher. Une heure après: gros bruit, nous nous levons et trouvons les pompiers à notre porte. Fifille a téléphoné à sa copine pour lui annoncer qu'elle a mangé les médicaments d'une dépressive de ses amies (oui, oui!). La copine a appelé les pompiers et nous nous retrouvons comme des nouilles ne sachant pas ce qui se passe sous notre propre toit. ....Je passe les détails...Pourquoi la TDS ? eh bien notre cocotte au grand coeur avait décidé que la relation n'était pas assez compliquée comme cela. L'amoureuse de fifille devait "sortir" avec l'amoureux chavireur. (ce qui fût fait ce soir là, d'où l'avalage de médicaments! Glaaaaarg!) MaisFifille se sentait fort seule et isolée....ce qu'elle ne savait pas c'est que cet étrange sentiment s'appelle jalousie....mais ça elle ne l'admettra jamais. Bref! La vie repris et notre trio continua son système relationnel à faire dresser les cheveux sur la tête. Puis voici quelques semaines Fifille annonce que la relation avec T est terminée car L (la copine a décidé de rompre). "Ah bon! Et toi? " "Ben moi, puisque L mon amoureuse arrête, j'arrête aussi" Rhaaaaaaaaaaa! "Et tes sentiments à toi" "ça ne compte pas, on avait décidé comme ça, si l'une stoppait la relation avec T, l'autre aussi" Alors là je craque, cette histoire, je n'en peux plus, mais Fifille me fait remarqué qu'elle a 18ans et que je n'ai rien à dire une fois de plus. Le temps passe . Un soir, je récupère Fifille en pleure: "J'ai cassé avec L. Je lui ai dit que j'étais trop jeune pour vivre une relation sérieuse, et maintenant elle ne veut plus me voir" Fifille se réfugie dans mon cou. Non , ça ne me fait pas plaisir car au delà de la relation amoureuse , je sais queFifille a investit une sacrée amitié. Les jours passent mais Fifille est toujours triste car L est passée à autre chose comme elle le dit. Mais voici que Chavireur 1er est revenu. C'est lui qui console Fifille, l'emmène au cinéma, se promène avec elle et fait des kilomètres à pied pour la retrouver. Il fait même du théâtre avec elle cet été. Alors ce soir, Chavireur 1er est resté manger à la maison et il dormira ici, car franchement je ne vais pas le renvoyer chez lui avec cette pluie qui ne cesse pas de tomber. Est ce qu'on ne serait pas un peu bête là dans notre rôle de parents?

lundi 25 juin 2007

insomnie


Insomnie, je n'arrive pas à me lever, je n'arrive pas à lire: paupières lourdes, en plomb, qui tombent et se relèvent comme un obturateur d'appareil photo.Ca y est j'ai chaud, je repousse la couette! Ah maintenant je frissonne!Bon , je me lève, je ne vais pas continuer à tournicoter comme ça! J'allume la télé, des séries et encore des séries, je ne sais pas pourquoi je remarque le doublage, c'est curieux, j'ai l'impression que ça ne correspond pas. J'allume la radio: une émission de jazz et des voix américaines traduitent par une voix impersonnelle en français, une interview, des éclats de rire, un concert en live, les sifflements du public. Envie de parler à quelqu'un, je ne vais tout de même pas réveiller l'homme en lui disant que je m'ennuie et que j'ai des angoisses.Qui appeler sans déranger? Personne, je ne connais personne à l'autre bout de la terre.Il faut que je me trouve un ami américain! Et si je me buvais quelque chose? Non, je ne vais pas m'alcooliser à 3h du mat. D'abord je suis au régime...tiens à propos j'ai faim.Changement de décor: bonjour le frigo: tomates, yaourts....envie de chocolat! Non!Régime, rappelle toi, il faut perdre dix kilos! Prendre un bain en allumant des bougies: râté, j'ai pas de baignoire! Mes voisins dorment depuis longtemps. Sauf une fenêtre là-bas dans la rue. Qui se cache là-bas? Un insomniaque comme moi? peut-etre quelqu'un de malade? Peut-être personne,quelqu'un qui fait pousser de l'herbe sous un néon? Non! C'est quelqu'un qui fait la toupie. Ce serait bien de se parler.J'enfile une veste je vais marcher dans la nuit, au loin, les premières voitures,le bruit des bennes...des oiseaux qui chantent déjà...Il fait froid, il se met à pleuvoir. Je retourne me coucher. Des vêtements tombés sur le sol, faudrait ranger. Demain repas chez des amis, demain des mots nouveaux, demain des gestes nouveaux, tout nouveau.

Une pétition

Yohan ou cruelle justice pétition en ligne: www.altermonde-levillage....
« Yohan ou cruelle justice » est le titre du livre que vient d’écrire Hélène Lavigne. Le drame qu’elle relate, par tous ses aspects, est profondément révoltant. L’enchaînement des faits et des responsabilités montre que, décidément, il y a des domaines profondément « malades et malsains » dans notre pays. Etre innocent mais subir une arrestation, une dénonciation, une accusation fantaisiste ou une simple suspicion peut, aujourd’hui, mener à la mort en passant par la prison.
Devant les carences terribles de la Justice face à la mort de Yohan, Hélène se bat de toutes ses forces pour que la vérité apparaisse. Il lui faut un immense courage et une volonté hors du commun tant la « machine » Justice peut être lourde lorsqu’elle est prise en faute.
Nous pouvons, nous, lecteurs de cet article et je l’espère nombreux lecteurs du livre d’Hélène Lavigne, peser pour que l’enquête soit réouverte et puisse enfin aboutir. En ce sens, je vous propose de signer la pétition. Et, à ce propos, je voudrais demander à tous les sites amis de diffuser ce texte et de proposer à leurs lecteurs de venir signer la pétition sur altermonde. Plus nous serons nombreux à signer, plus il y aura de chance pour que l’enquête reprenne sérieusement et aboutisse.
Si, d’aventures, un journaliste de médias nationaux lit cet article, je lui demande d’avoir le courage de proposer un reportage afin d’aider Hélène dans son combat pour la vérité et la justice. De même si, vous, lecteur, vous connaissez un journaliste, faites le geste de lui en parler en espérant que lui-même en parlera à sa rédaction.
De tels faits doivent être mis sur la place publique. Non seulement, c’est une question de justice pour Hélène et pour les frères de Yohan, mais de plus, chacun de nous, de nos enfants, peut être victime à son tour d’une telle horreur… il faut en être conscient.
Merci de ce que vous ferez pour Hélène et pour la mémoire de Yohan.

samedi 23 juin 2007

ça ne va pas tout seul!

Fin de la classe théâtre . Grosse fatigue. Grosse claque! remise en question de ma façon d'enseigner, de ce que je peux attendre , de ce que je suis en droit d'attendre . Ce fut une semaine difficile , très peu de volonté de la part des élèves , aucun désir d'aller au delà deses possibilités .Refus d'apprentissage d'un texte court (3 phrases) , oubli de réinvestissement du travail d'un jour à l'autre,bagarres incessantes, insultes...Sur 8 jours de stage , on peut compter deux jours de travail véritable . Adieu la poèsie que je pouvais y mettre .Ce qui pouvait me faire sourire a fini par me faire craquer. Pour la première fois de 25 ans de carrière , j'ai failli pleurer dans ma classe. Je me suis montrée dure, je leur ai parlé de leur façon d'envisager la vie, de leur avenir. En face de moi il n'y avait que l'inertie.....impression que ce que je disais ne servait à rien . Jour du spectacle, je ne sentais aucun désir, de nouveau un grand désert . Je ne suis pas parvenue à faire passer l'importance que cette classe théâtre pouvait avoir. Je comprends bien que tout le monde ne peut pas faire ou aimer le théâtre ( d'autant plus quand on ne sait pas ce que c'est) mais avoir le plaisir de montrer ce que l'on est capable de faire, ça je pensais que cela pouvait marcher: et non! râté! J'ai compris mon erreur à 18h , alors que nous devions montrer le résultat de notre travail, 6 élèves eulement étaient présents. Pour ces 6 là, j'ai maintenu la représentation, ils ont fait ce qu'ils pouvaient, à fond dans l'investissement. Ouf! J'enseigne à des ados en grande difficulté, j'ai compris aujourd'hui l'enjeu véritable de ce type d'enseignement.

Avec les femmes polonaises contre l’interdiction de l’avortement

Jeudi 21 juin 2007 à partir de 18h Rue St Malo
Vivre la rue, Rien sans elles,
Le Mouvement Français Pour le Planning Familial vous invitent à rencontrer Alicja Tysiac et Nina Sankari à l’occasion de leur séjour dans le Finistère.

Film, débat, pique-nique et musique
18h, projection du documentaire, «Avortement : une bataille inachevée »- Etat des lieux de la situation en Europe-, suivie d’un débat.
19h 30, pique-nique, apporter un plat à partager

Que chacun et chacune vienne avec une boîte de NORLEVO, contraception d’urgence.

Alicja et Nina seront reçues à la Mairie de Brest,à 12h 30
Un nouvel « ordre moral » en Pologne

L’avortement était un droit en Pologne. Il a été supprimé en 1993.
Depuis il fait l’objet d’un marchandage constant entre l’Eglise et les gouvernements, limité aux femmes qui risquent leur vie en accouchant ou qui ont été violées. La loi polonaise sur l’avortement est aujourd’hui une des plus restrictives d’Europe
.
En avril 2007, l’actuel ministre de l’éducation, Roman Giertych, membre de la Ligue Polonaise des Familles (LPF), soutenu par l’Eglise Catholique, a proposé une série d’amendements de la Constitution visant à une interdiction totale de l’avortement. Il s’en est fallu de peu, une tentative qui cette fois ci n’a échoué que d’une trentaine de voix. Au pouvoir depuis 2006, le gouvernement des Frères Kaczynski, avec l’appui de l’Eglise, tente d’imposer des mesures législatives et constitutionnelles qui constituent des reculs pour les Droits humains et qui consolident la révolution morale entamée dans le pays.
Tout cela se passe dans le silence de l’Europe, qui tarde à réagir malgré les contradictions flagrantes de ces mesures avec les valeurs qu’elle affiche et les directives qu’elle préconise*.
Les Polonaises réagissent
Dès 1993 elles ont lutté pour regagner ce droit. Aujourd’hui c’est tout un mouvement qui prend de l’ampleur. Des associations de femmes, des syndicalistes se sont regroupés au sein du mouvement « Pro Choice ».
Alycja Tysiac, menacée de cécité en cas de troisième grossesse, n’obtient pas l’autorisation d’avorter, elle se retrouve quasi aveugle. Soutenue par le Planning Familial et le Mouvement « Pro Choice » Alicja a eu le courage de porter plainte contre le Gouvernement polonais, pour refus d’avortement thérapeutique, auprès de la Cour Européenne des Droits de l’homme. Elle a obtenu gain de cause.
Nina Sankari est une militante du mouvement « Pro Choice ».
Pour que le même droit de choisir d’avoir ou de ne pas avoir d’enfant soit garanti à toutes les Européennes !

Marche de solidarité, dimanche 24 juin
Trédudon Le moine, Monts d’Arrée, 11H 30

lundi 18 juin 2007

un, deux, trois....soleil


Ils marchent au ralenti, suivent les instructions du mime, les mains sur une vitre imaginaire, ils avancent sans crainte dans un néant qui les amusent. Tout est prétexte à rire: l'envol de leur corps dans un ciel de salle de lutte,l'effort pour tirer l'amared'un bateau inexistant. Tout est prétexte à histoire. Ils font autre chose que ce que l'on attend d'eux. Ils sont déroutants. Ils semblent s'endormir sur place et tout à coup s'excitent à la moindre parole. On leur demande l'individualisme, ils se mettent par deux ou trois. Ils réinventent, comprennent autre chose. Ils se moquent, s'insultent en viennent aux mains et éclatent de rire. Ils m'interpellent, cherchent l'assentiment, se trompent et m'appellent maman, s'étonnent, rougissent et menacent celui qui ose rire. Ils ont quatorze ans et sont en classe théâtre.

vendredi 15 juin 2007

Le Gouic


J'occupe parfois sans besoin, une chambre de passage afin de me sentir exclus sans savoir de quoi. De mes objets personnels, de mes projets, mes rêves?Pour échapper au printemps, à l'indifférence? Je m'allonge et coupe les feuillets d'un livre dont je relirai dix fois la même phrase en haut de page, j'écoute la chambre voisine en état d'amour ou de carence, la souffrance est la même. Je me recroqueville sous le couvre lit à fleurs et j'essaye de me fondre à la géographie inconnue de ma chair.

jeudi 14 juin 2007

Ministère du civisme et de la délation

Vous souhaitez dénoncer votre voisin ou voisine ? Tapez 1. Un membre de votre famille ? Tapez 2. Notre président ? Tapez la racine carrée de 27 443. Enregistrez votre délation après le bip, puis appuyez sur la touche #." Lancé le 10 mai, le site Web du "Ministère du civisme et de la délation" propose de "remettre la France sur les rails en signalant tout comportement suspect". Fidèle à son mot d'ordre ("Pour une France plus efficace, nous simplifions vos démarches"), delation-gouv.fr propose aussi aux délateurs d'oeuvrer par téléphone (08-11-95-75-79 : prix d'un appel local, non surtaxé). Un "Numéro Unique de Délation", accolé à chaque dénonciation, permet de la consulter sur le site Web, mais aussi d'obtenir un crédit d'impôts équivalent à 10 % du montant de l'amende infligée à ceux qui ont été dénoncés, au cas où la délation aboutirait à une condamnation... Le "Ministère", qui garantit l'anonymat aux délateurs, précise cependant que "si vous n'êtes pas soumis à l'impôt sur le revenu, vous n'avez droit à rien". Le graphiste et l'informaticien ("qui se lèvent tôt ET se couchent tard") à l'origine de cette "blague de potache" l'ont lancée dans la nuit du 10 mai, deux jours seulement après en avoir eu l'idée. A deux heures du matin, ils postaient un message sur le forum de Motorhino, "le site des motards en échec scolaire" (sic) "DICTATURE PARTICIPATIVE" Le "buzz" est tel que vingt-quatre heures plus tard, delation-gouv.fr comptabilisait déjà 60 000 visites. Un mois après, il frôle le million de consultations et compte près de 90 000 références sur Google, mais aussi 90 000 délations. Voici quelques exemples de "dénonciations" que l'on peut découvrir sur le site : "Mohamed A., mon père, est basané et m'a refilé cette saloperie de maladie" ; "a voté pour l'Ukraine à l'Eurovision 2007" ; "la DDASS, qui refuse de prendre mes enfants dont je ne veux plus" ; "pense que voter à droite le rend beau et fort" ; "appartient à la France qui se lève tôt et qui se recouche après"... Les deux instigateurs du "Ministère du civisme et de la délation", qui signent Lacombe Lucien, ne veulent pas en rester là. Au vu du succès de leur site, des messages d'encouragement et des propositions de collaboration, ils envisagent d'organiser, à Paris, "un truc marrant, et très manichéen", autour de l'idée de "dictature participative". Pour "en finir avec Mai 68 et revenir aux vraies valeurs", ils comptent aussi organiser des "stages de logique de droite". En toute mauvaise foi. www.delation-gouv.fr.

mercredi 13 juin 2007

calculons bien......

Pour chaque député non réélu les Français devront payer 417120 Euros.
60 mois x 6952 euros d'indemnités Et à l'issue des 5 ans , ils percevront "à vie" 20 % de ce traitement . 5 ans d'indemnité "chômage" pour les députés = parachute en or de 417.120 Euros. Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative. .L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés ad'abord été révélée par "Le Canard Enchaîné" du 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre le 1er Mars 2007. Curieusement à part ces deux médias, silence du côté des télés, radios ou des autres journaux. Pourquoi pas plus d'écho sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi votée en douce, l'a été à l'unanimité de tous les groupes politiques : UMP, PS, UDF et PCF. Pour chaque député non réélu les Français devront payer 417.120 Euros = 60 mois x 6 952 euros d'indemnités ! JL Debré avant de partir a fait voter une loi adoptée à l'unanimité et dans le silence complet afin qu'un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour selon info sur site Assemblée nationale en net mensuel 5178 euros, brute 6 952 euros. Le total de 60 mois d'inactivité en brut mensuel coûtent 417180 euros par député non réélu ! Les indemnités attribuées aux députés ont été définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle.Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : Soit net mensuel 5 177, 66 euros Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle sans limite d´âge , et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 4 ans et demi, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale", bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

Ressac


Dors, mon amour
Ta tête roule sur mon épaule
La mer gronde et menace
N’écoute pas

Dors mon amour
Le monde appelle et hurle
Ton nom comme une insulte
N’écoute pas

Dors mon amour
Je tuerai les sirènes nues
Qui doucement t’emportent
N’écoute pas

Eveille toi mon amour
Le vent appelle au départ
Je ne crains plus tes colères
Ecoute moi

Eveille toi mon amour
La coque douce de mon corps
Protègera ton voyage
Ecoute moi

Regarde moi mon amour
Je serai bateau et vigie
Ile ancre et phare dans la nuit
Ecoute moi encore




dimanche 10 juin 2007

Raconte moi ta ville Meli

"Sur les boulevards les tilleuls encore chauds du soleil de l’après-midi embaumaient le sucre et le miel. On sentait la ville en été. Certains rentraient de leur soirée,..."

Je me sers de tes mots Méli pour faire ressurgir le souvenir de cette nuit dans ta ville. J'aurais aimé commencer mon histoire par "il était une fois "et y ajouter les quelques mots de ton com. J'aurais continué en racontant le bonheur d'une promenade à deux dans la soirée finissante de cette ville...Hélas ce serait oublier que je me promenais avec un ogre. J'avais voulu l'oublier aussi...Visite de la rue Ste Catherine en flânant, du temps dans une merveilleuse librairie dont j'ai oublié le nom, nos pas jusqu'au théâtre où il me raconta ce qu'avait été sa vie à cette époque. J'aimais tout, j'écoutais tout, je voulais tout. J'avais le privilège d'être à ses côtés, Celui que tout le monde craignait me donnait la main, me souriait, et ne disait que pour moi seule sa vie. Nous avons marché longtemps et vu tous les lieux de sa vie d'avant . J'aimais la ville,belle, colorée, bruyante. Je me souviens lui avoir dit, je ne sais pas pourquoi "cette ville est un peu pute: aguicheuse et misérable...Oui Méli ça sentait le sucre , le miel et déjà la pisse et les ordures chauffées par le soleil finissant. La nuit est tombée. J'ai vu mon compagnon se transformer en une sorte de brute sexuelle. Oubliés les jolis mots, les sourires qui cajolent. La grande main protectrice n'était plus que celle qui guide et impose, les yeux pétillants se sont durcis et sont devenus fixes, leur couleur transparente n'était plus que celle d'un marais glauque, sa voix est devenue presque nasillarde à force de demande et d 'exigence . Le bon gros géant m'a donné la nausée. C'était une bête avec laquelle je ne partageais plus rien. Ce qui aurait pu être un jeu était l'aboutissement d'un projet de pervers dans lequel je n'étais qu'un objet sexuel. Je me suis retrouvée petite fille, j'avais mal au ventre, je voulais rentrer chez moi, oublier, me cacher. De cette ville la nuit, j'ai connu la peur, les endroits sombres et insécurisants, les filles et les phares des voitures, les mots durs de celui qui exige. Je n’arriverai pas à finir l’histoire Méli, elle n'est pas jolie, pas drôle, elle traîne dans ma mémoire comme un mauvais rêve qui n’en finit pas…

jeudi 7 juin 2007

tous en scène!


Lundi, 15 ados de 14 ans en echec scolaire grave, entament deux semaines de classe-théâtre. Certains inspecteurs et formateurs de l'éducation nationale sont dubitatifs quant au bien-fondé de ce projet. Il faut convaincre, les résultats ne seront pas évaluables immédiatements. L'estime de soi est-elle évaluable? La curiosité de découvrir un autre milieu est -elle évaluable? Le plaisir d'être autre pour un instant est elle évaluable?

Est ce que proposer une classe théâtre à des ados qui se destinent à devenir maçon, électricien ,vendeuse, mécanicien, tôlier....est bien raisonable?

Est ce qu'emmener au spectacle des ados qui n'ont jamais mis vu du spectacle vivant les aidera à trouver un travail?

Ma mission est-elle de les aider à trouver du travail?

Est ce que faire du théâtre au collège relève de l'amusement?

Autant de questions posées par des parents, des enseignants, des professionnels de tout poils? Alors ça vous tente d'essayer de répondre?

mercredi 6 juin 2007

entendu sur France Inter


Suite à un concert donné à Oyonnax le 5 mai 2007,les Ogres de Barback sont en conflit avec la municipalité de la ville. Le 10 mai 2007, Jacques Gobet, maire d'Oyonnax, a écrit la lettre suivante au groupe:
'J'ai, dès le dimanche 6 mai au matin, été informé de l'incident qui a eu lieu au Centre Culturel lors du spectacle donné le samedi 5 mai au soir par les Ogres de Barback, incident au cours duquel le spectacle a servi de prétexte à une action de propagande politique dirigée contre l'un des candidats à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, et en faveur de son adversaire, Ségolène Royal. Cet incident appelle quatre remarques de ma part : 1. La prise de position publique a violé la neutralité républicaine qui doit avoir cours à l'intérieur des bâtiments publics. 2. Au moment des faits, la campagne officielle était close depuis la veille à minuit, ce qui constitue une circonstance aggravante. 3. La prise de position des artistes a heurté et choqué les convictions d'une partie importante du public qui n'a pas manqué, dès le lendemain et les jours suivants, de m'en faire part. 4. Cette intervention intempestive autant que mal venue a eu lieu au cours d'un spectacle pour lequel les artistes étaient payés par la ville d'Oyonnax : elle a donc eu lieu au frais des contribuables locaux d'une ville où les électeurs ont voté Sarkozy à près de 60%. Sur ces 4 points, j'exige des explications écrites de la part des artistes des Ogres de Barback'. Après réception de cette lette, le groupe s'est empressé de répondre et de poster le tout sur son MySpace. Voici sa réponse: 'Dans votre courrier, vous vous permettez d'exiger une réponse de notre part. Mais qui êtes-vous donc et quelle saurait être votre légitimité pour exiger quoi que ce soit d'artistes, aussi libres que n'importe lequel des citoyens de ce pays. Tout d'abord sachez, Monsieur, que la personne qui vous a informé ne semble pas en mesure d'apprécier correctement le sens des mots. En effet, il n'y a eu aucun incident lors de notre représentation. Un passage vidéo de notre spectacle, non relayé par la moindre intervention orale des membres de notre groupe qui plus est (ce qui serait pourtant notre légitime droit d'expression), a semble-t-il dérangé l'un(e) des élu(e)s de votre commune. Cela s'arrête là. Vous conviendrez, Monsieur, qu'il n'y a pas lieu ici de parler d'incident. Si, donc, nous avons choisi de répondre à cette missive hargneuse et foncièrement creuse en termes d'argumentation, c'est pour vous rappeler à notre tour quelques évidences qui semblent vous échapper : Il est profondément dommage qu'un élu de la République ignore que le principe de neutralité républicaine ne s'applique, bien évidemment, qu'aux agents de l'Etats dans l'exercice de leurs fonctions. C'est, en outre, un principe applicable aux personnes et non aux lieux, que ceux-ci soients publics ou non. Le problème, Monsieur, tient dans le fait que vous mélangez malheureusement un certain nombre de choses pour servir votre propos, qui s'en trouve, du coup, profondément décrédibilisé. Ainsi, la date de clôture de la campagne officielle ne concerne qu'une minorité de catégories, dont les principales sont les partis politiques ou associations affiliées à ceux-ci, et à quelques autres (audiovisuel, notamment). Vous serait-il également venu à l'esprit d'interdire, entre le vendredi 4 mai à 23h59 et le dimanche 6 à 20h, à vos contribuables,citoyens au même titre que nous, de débattre de politique là où ils le veulent Vous affirmer ensuite qu'une partie importante du public aurait été heurtée dans ses convictions : notre groupe, puise une part de sa reconnaissance dans le fait de véhiculer à travers ses chansons des valeurs d'humanisme, de générosité et de tolérance. Ce que vous écrivez ne saurait donc recouvrir la moindre réalité. Il faut avoir été absent ce soir-là pour oser poser sur le papier de telles aberrations! Surtout, depuis quand les artistes, peu importe le champ dans lequel ils évoluent, doivent-ils prendre garde à ne heurter personne A vous entendre, nombre d'auteurs de théâtre ou de chansons devraient être interdits de représentation dans votre ville (nous vous épargnons cette liste). ...- Enfin, et c'est la cerise sur cet indigeste gâteau, vous brandissez un argument particulièrement novateur. Une ville devrait, pour les dépenses qu'elle prend en charge au niveau culturel tout au moins, tenir compte, en pourcentage, de l'orientation politique de ses habitants. Il vous faudrait donc accueillir, à cachet équivalent, trois spectacles estampillées de droite pour deux autres que vous présenteriez de gauche. L'école républicaine nous avait pourtant appris qu'un édile doit raisonner en terme d'intérêt général plutôt que d'orientation partisane. Et, tant qu'à être cohérent, vous devriez commencer par rebaptiser votre Centre Culturel Aragon, pour lui substituer celui de Johnny Hallyday ou de Doc Gynéco. Monsieur, nous ne vous saluons pas.' http://www.los-minablos.fr/ la fanfare qui merite son nom !>

lundi 4 juin 2007

j'aurais voulu l'écrire


Les mecs tièdes sont à chier, à vomir, à oublier.Le mec qui vous dit de belle paroles, si chaudes que vous fondez, des mots sucrés enrobés de sérieux, du très sérieux, le mec qui vendrait des esquimaux aux esquimaux. C'est simple vous fondez. ....Je me dis c'est incroyable ce que j'ai envie qu'il me prenne dans ses bras. C'est stupide, j'ai le coeur qui tape et le ventre qui se dilate, puis se serres, faut que je me lève, que j'aille aux toilettes, me regarder dans les yeux, voir de quoi j'ai l'air. ...Et c'est reparti le manège, le premier soir, lui c'est pas comme les autres, il rit et les gens qui rient ne jouent pas de double jeu...Il rit et je me sens bien, tranquille, nature, envie de tout donner, de ne rien retenir, pas faire semblant...mais le truc, c'est que l'histoire s'arrête très vite. Déjà le lendemain, à sa façon de s'habiller, de se retourner, ses gestes furtifs pour mettre la chemise dans le pantalon, de dire, je t'appelle un taxi, avant d'avoir bu le café ensemble...Non, non, n'appelle pas, je vais marcher c'est bon, j'en trouverai un en marchant...il rit plus du tout, la moindre chose qu'il fait à de l'importance, il a plus le temps. Là vous avez le parachute qui vrille en torche, vous tombez de haut, vous avez tout donné le premier soir. Vous vous êtes racontée de la petite enfance à aujourd'hui avec force détails...Et vous tombez de haut quand il vous ramène à la porte en regardant sa montre le salaud, comme un rendez vous chez le gynécologue. Il regarde sa montre et vous prend dans ses bras sans vous embrasser, il vous serre fort, trop fort, limite claque dans le dos, deux, trois tapes, gentil gros chien et vous dit dans un souffle, à bientôt, j'ai ton numéro, je t'appellerai, ça veut dire, n'appelle pas, c'est pas la peine. Et vous savez qu'il sait déjà plus où il a foutu votre foutu numéro le petit con. Tout d'un coup, il a rapetissé, nettement moins beau, plus petit. Envie de lui mettre une gifle d'éducation....Digne , vous descendez les marches, envie de pleurer.....ça va passer...mais ça ne passe jamais complètement...
(histoires d'hommes-Xavier Durringer)

C'était un bon dimanche!


Ils m'ont dit:" Viens c'est la fête des voisins". Mais c'est pas mes voisins eux! "Viens tu chanteras, on sortira l'orgue de Barbarie, amène ton pique-nique"Bon, j'y vais alors. Moi j'adore les gens qui dansent, je m'imagine toujours un bal genre"hotel du nord", les fiancés qui rougissent, papa et maman qui valsent, les gamins qui crient. Bref, je n'ai pas encore compris après tout ce temps que ça n'existe plus. Chaque fois je me fais avoir, rien que pour voir un couple qui essaye maladroitement de valser et des mémées qui chantent. Ca n'a pas raté! Sono pourrie,discussion devant le bar, mémères qui te regardent comme si tu faisais le trottoir, applaudissements discrets. Heureusement mon vieux copain avait son sourire de tout va bien. Avec ça, il me fait faire n'importe quoi, il m'embringue dans toutes les galères. Les voisins ont profité de l'aubaine, bière et apéro à volonté, après quoi, ils sont rentrés chez eux. Encore déçue, la convivialité que j'imaginais n'était pas celle là. J'allais repartir en laissant le pique-nique aux copains, mais l'homme est arrivé avec fiston qui déménageait. Ils avaient faim...je suis restée.

samedi 2 juin 2007

devoir de reserve

Hier, je suis allée visiter un établissement scolaire un peu spécial. On appelle ça un EREA. Je ne voudrais pas faire café du commerce, mais j'ai besoin d'en parler. Nous savons tous qu'il y a des enfants en grande détresse, ça nous touche mais qu'y pouvons nous, n'est ce pas? C'est bien pour ça que j'ai décidé de m'investir dans ce métier plus que je ne le faisais jusqu'alors ou tout du moins differement. Durant notre formation , on nous demande d'être professionnel. C'est quoi professionnel? Eh bien, d'avoir des geste professionnels, des comportements professionnels. On précise? Pas d'investissement affectif sous peine de ne pas avoir la bonne réaction et de ne pas être efficace. Bon je comprends! Et puis aussi, connaitre les textes qui régissent les structures, et puis l'histoire de la structure et puis encore les noms des grands pédagos et puis, et puis....j'en étais là, acceptant tout cela, parce qu'il est certain qu'il est important de connaitre les cadres pour pouvoir aider au mieux, mais tout à coup, je l'ai vu, elle, la gamine. Petite bouille, gros mot dans la bouche, narguant le prof qui venait de lui demander de sortir car trop, c'est trop certaines fois. La prof, jeune femme de 25 ans, première année d'enseignement venait de s'entendre dire"toi, ta gueule, tu sais pas ce que c'est qu'avoir un gosse, moi si!" Elle a 14 ans,sa fille a 1an. Le juge l'a jugée inapte à rester avec l'enfant. Rejetée par ses parents depuis longtemps, elle a fait un enfant avec un toxico de 28ans. Elle a dit qu'elle avait besoin d'être aimé et que cet enfant allait lui donner ce qu'elle n'avait pas. Echec sur toute la ligne la mère et l'enfant sont séparés et elle ne l'a vu que deux fois depuis le début de l'année. Je ne parlerai pas des autres cas, plus glauques encore. On n' est pas dans une émission de télé réalité. Je voudrais que ces enfants là sachent qu'ils existe des adultes capables de les respecter et de les aimer. Difficile d'admettre la faillite de l'enfance , victime de l'égoïsme des adultes. C'est même, bien sûr plus compliqué que cela. Il faudrait parler , des générations de famille qui reproduisent comme une fatalité cette misère sans s'en rendre compte car ils ne savent pas qu'autre chose existe. Tout à coup, je me dis que fifile ne pose pas autant de problèmes que ça!
«Etre complètement seul ne signifie rien d'autre qu'être complètement fou.»[ Thomas Bernhard ] - Extinction